Rédaction et optimisation sémantique : mots clés, champ lexical et univers sémantique

Rédiger du contenu optimisé : n’est-ce vraiment qu’une question d’univers sémantique?

La chose la plus importante en SEO, c'est d'entendre ce qui n'est pas dit

Un contenu optimisé est absolument et indéniablement le moteur du référencement naturel. Toi qui t’apprêtes à créer un site internet ou encore à le référencer, tu dois absolument comprendre ce qu’est vraiment l’optimisation d’un contenu si tu veux avoir une chance de te positionner dans les résultats des moteurs de recherche. Optimiser un contenu n’est pas affaire de synonymes, de quelques mots clés et du champ lexical. Loin de là.

Rédaction web et SEO

La rédaction web est simplement un style d’écriture adapté au web. Le rédacteur web prend en compte le fait que les internautes ont peu de temps à accorder à un article. Surtout sur mobile. Il va donc favoriser l’écriture en pyramide inversée. C’est-à-dire présenter la problématique, la conclusion et les informations dès le début de l’article. Les rédacteurs web se soucient aussi de la lisibilité du texte (espaces, typographie, orthographe, syntaxe, etc.) et du niveau de lecture adapté à la cible.

Le rédacteur web SEO professionnel prend en compte un autre type de lecteur : les robots. Quand un référenceur parle de contenus optimisés, de textes optimisés, il pense à leur compréhension par les moteurs de recherche. Le rédacteur SEO adapte les textes au fonctionnement des moteurs qui classent les pages (selon les mots trouvés) dans différents corpus. N’est donc pas rédacteur SEO qui veut. En plus des compétences classiques du rédacteur web, il faut une connaissance en SEO et en sémantique SEO.

Qu’est-ce que l’optimisation sémantique

La sémantique étudie les différents sens des mots et du langage. L’optimisation sémantique d’un contenu revient donc à travailler son sens et surtout la perception de «  ce sens  » par Google. On parle aussi souvent de champs lexicaux (à tort ?) en SEO.
Un champ lexical recouvre un ensemble de mots appartenant au même thème, à la même notion.

champ lexical redaction
champ lexical du mot rédaction

le champ sémantique lui désigne l’ensemble des sens d’un mot fournis par le dictionnaire. On parle alors de polysémie : un signifiant (la forme matérielle du mot) pouvant se référer à plusieurs signifiés (le sens, le concept derrière un mot écrit ou prononcé).
La sémantique fait aussi référence aux rapports de sens entre les mots ainsi que les relations :

  • d’homonymie : mots de forme proche, mais de sens différent ; 
  • de synonymie : mots de forme différente, mais de sens proche ;
  • d’antonymie : mots de sens contraire ; 
  • de polysémie : mots qui ont plusieurs sens : les sens doivent être de la même origine étymologique.  
Exemple : mine (mine de charbon et mine de crayon) : Mot du fonds primitif issu du gaulois meina :  minerai. « Mine » est donc un mot polysémique.
  • d’hyperonymie : un mot catégoriel : le mot « animal » est un hyperonyme du mot « félin »
  • d’hyponymie : le mot « puma » est un hyponyme du mot « félin » (mot catégoriel) 
  • de méronymie : une relation sémantique entre mots, lorsqu’un terme désigne une partie d’un second terme (tranche pour pain)
  • de métonymie : transfert de sens (il a une bonne cave : il a du bon vin) 
  • de dénotation : la définition stable d’un mot
  • de connotation : association, valeur, sens personnel, jugement derrière un mot, l’aspect variable d’un mot dans un contexte donné.
  • etc.

Après ce petit exposé (tant le sujet est vaste), la vraie question est de savoir si les robots comprennent vraiment le sens des mots, des phrases, des textes et du contenu. Un robot analyse-t-il vraiment la sémantique du contenu ou du moins est-il capable de trier et classer des textes selon des critères purement sémantiques ? J’ai de très gros doutes.

Pour moi, les robots n’y comprennent rien. Et l’utilisation des champs lexicaux n’a pas toujours de sens non plus selon le sujet de l’article. L’utilisation elle-même des mots clés n’est pas toujours non plus significative.

J’ai personnellement la sensation que Google travaille sur des associations de mots. Sur ce présent article qui parle de « rédaction sémantique », les divers outils me donnent, entre autres, les mots « référencement » et « seo » qui n’ont aucun pont sémantique en commun et ne sont pas non plus des mots du champ lexical « rédaction ».

Dans un contexte donné, le mot « référencement » est bien associé à la rédaction. Si l’on rédige pour Google, c’est bien pour optimiser son référencement naturel. Derrière les requêtes clés, « rédaction sémantique » et « optimisation sémantique » se cachent l’intention : se référencer.

On référence quoi ? Des pages et du contenu.
On référence sa page pour qui ? Les internautes et les moteurs de recherche.
Qui a l’habitude de rédiger et d'utiliser un champ lexical  ? Le rédacteur web.
Autant d’associations de termes qui ont lieu d’être sur ce sujet précis.

La plupart du temps, les mots clés listés par Yourtextguru ou cocon.se ne sont ni des synonymes, ni des cooccurrences, ni des mots du même champ lexical. S’ils en font partie ce n’est pas en raison de leur nature même, mais parce qu’ils font partie du signal de pertinence évalué par Google. Ce qui n’est pas du tout la même chose. Fais le test toi-même avec l’outil de ton choix (sauf 1.fr)

Contenus optimisés et Google RankBrain

Rankbrain serait une composante de l’algorithme qui grâce à un système d’apprentissage permet de mieux comprendre l’intention de recherche de l’internaute et lui proposer des résultats pertinents. Il cherche aussi à mesurer la façon dont les gens interagissent avec les premiers résultats (satisfaction des utilisateurs).

  • Taux de clics organiques sur ta page.
  • Temps que les internautes restent sur la page.
  • Taux de rebond (à vérifier).
  • Pogo-sticking (va-et-vient sur les pages de résultats).

Si les informations remontées sont bonnes, Google considérera que le contenu a de la valeur. Il doit certainement analyser les mots, les extraire et en faire une sorte de signal de pertinence.

requête clé = intention de recherche = associations de mots dans le texte = signal de pertinence

Penser uniquement en termes de mots clés, de synonymes et de champs lexicaux n’est donc pas un paradigme pour ton contenu. Aujourd’hui positionner une page web relève plus de la sémantique de recherche.

Il faut à la fois miser sur les bonnes requêtes clés et bien traduire l’intention de recherche. Ensuite il faut implanter dans ton texte ce que Google considère comme une association « signal » de mots.

Comme dit plus haut, certains mots feront partie du champ lexical, des synonymes ou du même univers sémantique, mais pas tous. Certains seraient plus des mots « indices » liés au :

  • pour qui ;
  • pourquoi ;
  • comment ;
  • etc.

Et propres à la recherche de l’internaute.

Les premiers résultats pour une requête clé ne sont pas toujours représentatifs du signal de pertience. Google attribue de bons points aux pages qui ont des liens qui pointent vers elles. Ces pages remontent ainsi dans le classement. Une page au signal moyen, mais dotée de bons liens peut passer devant une page au signal de pertinence fort mais sans aucun lien. L'achat de liens a encore de beaux jours devant lui !

L’optimisation sémantique du contenu

Bien que la langue française soit belle, si tu optimises ton contenu ce n’est pas tant pour charmer les bots qui n’en ont rien à faire, mais pour te hisser au top 3 des résultats de recherche. L’objectif est clairement le référencement naturel. D’aucuns te parleront de charmer les lecteurs et ils n’ont pas tort, mais pour avoir une chance d’être lu-e, il faut en premier lieu positionner ta page.

Quand on parle de contenu optimisé, on ne fait pas référence qu’au texte, mais aussi aux images qui doivent être judicieusement nommées et balisées. Généralement avec des mots clés ou des lexies déterminantes.

Qualité du contenu exigée !

Avec l’irruption des derniers algorithmes, tu peux lire le mot « qualité » partout à propos du contenu. Il faut un contenu de qualité ! OK, mais qu’est-ce que la qualité ? C’est un terme très subjectif. On en conviendra tous. Certains (et j’en fais partie) te diront qu’un texte de qualité est un texte qui t’apprend quelque chose. Mais là encore tout dépend du lecteur et de son besoin. En fonction ton niveau de connaissances sur un sujet, tel ou tel article te semblera passionnant et un autre pas (trop généraliste, trop compliqué ou déjà vu)

En parlant de qualité, parlons d’orthographe et de syntaxe. Je ne sais pas si Google a rajouté dans ses algorithmes de quoi vérifier si le langage utilisé est correct. Mais il existe quantité de logiciels sur le marché pouvant repérer et corriger les fautes d’orthographe et de syntaxe. Je ne serais donc pas étonnée que Google puisse le faire aussi.

Recherche du champ sémantique et du champ lexical

Ici, je suppose que tu as déjà fait une sérieuse analyse et stratégie pour tes mots clés.
Pour trouver les champs lexicaux de tes mots clés, un bon vieux dictionnaire fera l’affaire (du style antidote), idem pour les synonymes.

Il faut aussi que tu réfléchisses aux différentes intentions de recherche possibles derrière ton mot clé. La méthode des 5W est très utile (pourquoi, comment, où, qu’est-ce, avec qui, comment, etc.) selon le sujet.
Dans un premier temps, liste-les tous et ensuite trie-les en fonction des lecteurs que tu souhaites cibler.

Attention, faire la liste de ces mots clés (synonymes et champ lexical), ne veut pas dire que tu vas les utiliser (voir plus haut). Mais l’avoir entre les mains te permet de la comparer aux mots clés que les précieux outils cités plus haut vont te donner. C’est très instructif.

Les outils d’aide à la rédaction sémantique

Chaque jour je découvre de nouveaux outils d’aide pour rédiger SEO. Mais j’ai deux chouchous. Cocon.se et yourtext.guru. Ces deux outils me paraissent justes et me semblent être réellement connectés à l’intention de recherche des lecteurs.
Ces outils t’offrent une liste de mots à placer au cœur de ton texte. Ces mots représentent un signal compris par Google comme pertinent par rapport à une requête donnée et surtout le pourquoi de la recherche des internautes.

Ces mots ne doivent pas être utilisés n’importe comment. Il ne s’agit pas de bourrer ta page de mots clés ou mots signaux (comme tu veux), mais de les doser intelligemment. Chaque outil cité précédemment t’aide à le faire. Bien sûr, l’outil ne fait pas tout et il te permet d’obtenir les premières pistes d’optimisation de contenu.

champ lexical redaction
champ lexical du mot rédaction

Optimisation de la structure en hN

Un contenu optimisé SEO n’est pas qu’affaire de mots, mais aussi de structure.

Pour rappel, chaque page, chaque contenu doit avoir sa balise title (titre) ses balises h1, h2, h3, etc. Ces balises ont du poids en SEO, à savoir un impact sur ton référencement naturel.

Au sein du titre, il est important d’y placer l’expression-clé principale et une expression secondaire qui est généralement la première lexie déterminante (cocon.se) ou l’expression principale et certains premiers mots clés si tu utilises yourtext.guru. Dans les h2, intègre d’autres lexies déterminantes.
Une bonne structure doit permettre aux moteurs de recherche de comprendre immédiatement la thématique de la page et inciter les lecteurs à poursuivre leur lecture.

structure hn optimisée
Structure en hn optimisée

Optimisation sémantique des liens.

Une page bien optimisée intègre des liens. Ces liens doivent être sémantiquement pensés et rédigés. Les deux pages qui sont liées doivent être sémantiquement proches, mais l’ancre du lien doit également l’être. L’ancre du lien doit être composée de lexies déterminantes en commun aux deux pages. L’ancre doit être entourée de mots clés qui font sens avec la page sur laquelle le lien se trouve, mais aussi avec la page sur laquelle l’internaute est renvoyé. Ainsi, certaines pages de ton site ont un intérêt à être reliées entre elles et d’autre non.

Contenus web et sémantique off-site

De même, les liens que tu fais vers d’autres sites doivent être sémantiquement proches ou du moins de la même thématique. Idem pour les liens que d’autres sites font vers ta page. Si tu t’occupes de ton netlinking toi-même, veille toujours à ce que tes liens soient posés sur les pages de même thématique. Une affinité sémantique entre ta page et les pages externes va donner des signaux positifs à Google pour la positionner.

Les contenus que je peux optimiser

Rédiger et optimiser du contenu n’est pas aussi aisé qu’il n’y paraît. C’est quasiment du même ordre qu’exécuter une recette de cuisine. Par ailleurs, même si une dose de bon sens est indispensable, les outils le sont aussi tout autant. Si tu ne sais pas comment faire, tu peux soit : 

  • engager un rédacteur web qui rédigera et optimisera ton contenu ;
  • rédiger ton contenu toi-même et commander une optimisation.

il est important d’optimiser : 

  • les articles de blog ;
  • les articles informatifs ;
  • les Landing page ;
  • la page accueil  ;
  • les pages catégories ;
  • les fiches produits ;

Tarifs en optimisation de contenus

J’optimise uniquement le contenu de mes clients en développement web OU le contenu de non-clients web sur mes thématiques :

  • développement personnel
  • médecines alternatives ;
  • Environnement et écotourisme ;
  • Comportementalisme animalier ;
  • Astrologie ;

Tarif au mot : 10 cts le mot.

Optimiser ses textes
Univers sémantique
Champ sémantique
Optimisation sémantique
Champ lexical


Rédaction et optimisation sémantique

Moyenne de 5 basée sur 30 votes

Besoin d'optimiser tes textes pour plus de visibilité sur gooogle

Contacte-moi

Cet article t'a plu? Un petit partage serait sympa

2 Commentaires
  • Lilou le 07/01/2019

    Merci pour cet article. J'entendais parler d'optimisation de champ sémantique et de recherche sémantique par google et c'était flou pour moi. Je dois rédiger des articles pour mon site web et cela sera plus clair.

  • Angélique le 07/01/2019

    Bonjour Lilou, merci pour votre retour.
    petite précision : optimisation de champ sémantique ne veut rien dire. Un champ sémantique est ce qu'il est, et ne peut être optimisé.

    Seule l'évolution du langage peut permettre d'élargir le champ sémantique d'un mot. Par contre on peut optimiser un texte. En rédaction web on parle de sémantique à tort, même si le rédacteur donne du sens à son article et cherche à se faire comprendre par Google.

    Par abus de langage on parle aussi d'optimiser le champ sémantique d'une page. Seul un mot possède un champ sémantique. Par contre une page peut faire partie d'un corpus (une sorte de classification).



Tu kiffes mes articles?

Files-moi ton adresse mail et je te préviens dès que le prochain est publié.

* Je ne donnerai ton adresse mail à personne
Et promis pas de publicité... juste mes nouveaux articles

03 29 43 14 05
Question rapide?