Comment rédiger un bon article de blog

Tu veux être visible sur le web
La rédaction d’articles de qualité s’impose

Écrire parce que c'était la seule façon de parler en se taisant.
Si tu as un blog ou un site internet et que tu souhaites un bon référencement tu as du lire un peu partout que rédiger pour le web n'a rien à voir avec le fait d'écrire. Si tu t'impliques dans ton site tu as lu qu’il fallait rédiger des articles de qualité et optimiser ton contenu. Qu’entend-on par article de qualité ? Je partage ici mon avis sur la question en quelques points clés.

Un bon article est un article lu et partagé

Un article de blog est qualifié de « bon article » parce que les lecteurs l’ont vu ainsi. Parce qu’ils l’ont aimé et parce qu’ils l’ont partagé.

En lui-même, un article n’est rien de plus qu’une suite de mots. Il acquiert sa valeur qualitative uniquement dans l’esprit du lecteur. C’est la rencontre avec le lecteur qui va donner vie à ton article sur le web et, par extension, t’apporter du trafic.

Mais voilà, sur la toile, écrire avec brio, demande d’autres compétences que la créativité et le talent, pourtant toujours essentiels. La rédaction web n’est pas qu’essentielle, elle est aussi essentiale, et c’est en premier lieu, ce qui donne une valeur à l’ensemble de tes articles que constitue ton contenu.

Rédiger pour ton lectorat et ton cœur de cible

rédiger pour son buyer persona
Rédiger pour son ou ses buyer personas

Les sujets sur lesquels tu souhaites rédiger pour ton blog doivent toujours être customer center (dédiés aux lecteurs qui ont besoin de ton expertise). Tes différents articles doivent répondre aux préoccupations et questionnements des internautes à qui tu t’adresses.

Même si tu écris pour le lecteur, chaque article doit être une invitation à la rencontre. Toi, avec ton histoire, tes valeurs, ton expertise, ton style, ton écriture, et le lecteur qui doit avoir un coup de foudre pour ton blog, ton site (… une rencontre).

Rédaction et personal branding

Sur un blog, tu es ta propre marque (personal branding) : le lecteur doit comprendre en lisant tes articles, quelles sont tes valeurs, le pourquoi de ce blog et ce que tu as à lui offrir. Sur un blog, c’est toi que l’on vient rencontrer.

Si tu ne sais pas comment projeter une image de toi crédible, une image rassurante et surtout authentique, il existe des formations et des livres très bien faits à ce propos. Par ailleurs, garde en tête que le lecteur au départ se fiche de toi, de ton blog, de tes produits, de tes services. La seule chose qui lui importe c’est ce que tu peux lui apporter.

Entre deux entreprises qui vont lui proposer les mêmes produits et services, il choisira celle qui affiche des valeurs auxquelles il adhère, celle qui tient un discours qui fait écho à ce qu’il ressent ou ce qu’il vit.

Le consommateur 2.0 achète de l'information, du sens et des valeurs.

Personal marketing et content marketing

À ce stade tu as compris deux choses sur la rédaction de qualité :

  • un article est écrit pour le lecteur et invite à la rencontre  ;
  • tu es ta propre marque, tes sujets et articles sont tes ambassadeurs.

Le personal marketing (ta propre façon d’envisager la vente) s’appuie sur le personal branding (les valeurs qui font de toi une marque) afin de nourrir une stratégie de content marketing (vendre par le contenu).

Mais qui est donc mon lecteur type  ?

A priori tu ne le connais pas personnellement. Mais il existe une méthode qui vise à dresser un portrait plus réaliste et plus humain de lui. Cette méthode est celle des buyer personas.

De l’étude de tes buyer personas découle des intentions de recherche qui prennent forme à travers des métamots, des mots clés qui serviront de base à la rédaction de chaque article (cela fera l’objet d’un autre post.).

Le content marketing a lui, pour objectif de fédérer les personnes qui partagent les mêmes valeurs et la même inclination pour la marque. Une stratégie de content marketing induit la création d’un planning éditorial. Les experts en content marketing planifient la rédaction d’articles sur plusieurs mois, et d’aucun, sur une année. Il ne s’agit nullement de publier un article isolé. Par ailleurs, chaque contenu est destiné à nourrir une des 4 phases du cycle de vente.

Il faut placer des mots clés dans mon article ?

rédaction web et sémantique
rédiger un article : objectif sémantique et thématique

Un discours que j’entends souvent quand la discussion s’oriente vers le contenu. J’explique donc en quoi consiste la rédaction web. Certains sont surpris : le mot clé a perdu de sa superbe et a été remplacé par la notion de sens, de champ lexical, de métamot, de sémantique et d’intention de recherche. Et d’autant plus contrariés, que dans un élan de motivation, ils avaient commencé à écrire pour leur blog, pressés d’acquérir, lecteurs, trafic et résultats.

Eh oui, le temps où il suffisait de placer un mot clé à l’envi dans un article est révolu. Google et consorts sont capables de comprendre le sens global de ton texte. Si ton objectif est de te positionner dans les résultats et obtenir du trafic, tu n’as pas d’autres choix que de :

  • comprendre l’intention de recherche du lecteur à qui va être destiné ton article (en résumé : mon article répond à telle question) ;
  • faire une recherche sur le bon métamot de départ (qui traduit l’intention de recherche) ;
  • donner du sens à ton article (pour les lecteurs et les robots).

L’art de rédiger pour le web

Si tu as lu cet article jusqu’ici bravo et, merci surtout. On résume  ! Tu as donc appris qu’avant même de toucher à une seule touche de ton clavier, tu dois maîtriser :

  • le personal branding  ;
  • le personal marketing  ;
  • le content marketing  ;
  • la notion de buyer persona  ;
  • la notion d’intention de recherche  ;
  • les métamots, les mots clés et la sémantique (savoir les identifier) ;
  • Trouver ton style.
la rédaction web n’est pas qu’affaire de mots, même bons.
  • Ton article doit avoir une âme.
  • Il doit être original (les lecteurs doivent apprendre quelque chose de nouveau, obtenir une réponse à leurs questions).
  • Il doit être attractif : si possible vivant, amusant si le sujet s’y prête : le rédacteur (ou la rédactrice) utilise une méthode particulière : le storytelling.

Tu as déjà écouté Pierre Bellemare  ? Il captive son auditoire  ! Il a un talent particulier pour raconter une histoire, retranscrire les émotions et la rendre vibrante et nous impliquer. C’est ça le storytelling. Et n’est pas conteur qui veut.

La recette miracle pour un article de qualité

Désolée, pas de recette miracle pour rédiger l’article parfait. Juste une perception :

  • de ce que tu es, ce que tu veux dire :
  • à qui tu veux le dire ;
  • comment tu vas le dire  ;
  • pourquoi tu vas le dire  ;
  • comment et où tu vas diffuser ton message  ;
  • et bien sûr quand tu vas le dire.

Pour ma part, lorsque je rédige un article, je ne me préoccupe pas du SEO ou de l’optimisation SEO en premier (sémantique). Je procède ainsi :

hierarchie information redaction web
h1, h2, h3, p, img, alt, src : les amis au quotidien du rédacteur web
  • Je cherche mon métamot, ma requête principale (ou mot clé)  ;
  • je consulte les SERPS pour me faire une idée du type d'articles qui ressort sur sur ce métamot  ;
  • je construis le plan de mon article plan (h1, h2, h3, etc.) autour de ce dernier  ;
  • si besoin, je fais quelques recherches (mais de façon modérée, car j’évite d’être influencée, même inconsciemment, par d’autres articles sur le web  ;
  • je rédige mon article ensuite étape par étape, à l’intérieur de mon plan, «  comme cela me vient  », afin de rester authentique, et de ne pas assujettir ma prose au SEO, ne pas rédiger uniquement pour placer les lexies appropriées .

hierarchie information redaction web

Rédiger avec soin chaque paragraphe

  • je vérifie le niveau de langage, le style, les répétions, les tournures de phrases avec Antidote, Hemingway, des dictionnaires de toutes sortes  ;
  • j’effectue à nouveau quelques recherches : j’effectue un copier-coller des premiers résultats pour la requête visée et je regarde brièvement leur score SOSEO et leur score DSEO sur yourtext.guru, histoire d’évaluer la distance qui peut me séparer de ce peloton de tête  ;
  • enfin, avec l’aide de yourtext.guru et cocon.se, je vérifie si le champ lexical est bien couvert, je contrôle le « dosage » des lexies déterminantes, je modifie si besoin tout en veillant à conserver le sens original de mes propos  ;
  • j’insère les images, les vidéos, les citations, les infographies  ;
  • je formate le texte brut [ou en Markdown] avec HTML et CSS.
glissement sémantique par le lien
le glissement sémantique entre 2 articles se fait par les liens

Je relis le texte et je renvoie lien par lien vers d’autres pages du site, quand le contexte textuel s’y prête : ne pas faire de forcing artificiel. Combien de temps ce processus me prend-il ? Pour 3 000 mots, environ 15 à 20 heures.

En résumé un article de qualité c’est :

  • un article écrit pour le lecteur et non pour chanter tes propres louanges ou vanter les mérites de tes produits  ;
  • un article qui répond aux questions que se pose ton cœur de cible  ;
  • un article qui n’ennuie pas le lecteur, car il regorge d’informations et d’idées utiles  ;
  • un article dont la lecture ne décourage pas  ;
  • un article dont le plan est bien structuré et les idées mises en exergue  ;
  • un article dont la tonalité et le style ; correspondent à la phase du tunnel [cycle de vente] pour laquelle il a été rédigé ;
  • un article sourcé si possible [surtout si tu annonces des chiffres, que tu fais part d’études ou que tu réponds à un autre article]  ;
  • des liens contextuels vers d’autres articles de ton blog [ou site]  ;
  • des liens navigationnels en bas d’article [page mère, pages filles, pages sœurs]  ;
  • en hN, des questions que peuvent comprendre les assistants vocaux  ;
  • des métadonnées bien remplies [cela reste du contenu lisible par les robots et bientôt les assistants vocaux] ;
  • un article qui atteint son objectif «  SEO  ».

Si tu ne souhaites pas apprendre à rédiger un article de blog ou si tu n'en as pas le temps, pense à engager un rédacteur web, c'est ton réféencment qui en dépend.

Combien de mots dois-je écrire par article sur mon site ou sur mon blog  ?

Bien que Google semble apprécier le texte long, le nombre de mots n’est pas le critère principal pour être dans les petits papiers de Google.

Si l’article plaît aux lecteurs parce qu’il y a trouvé l’information voulue, tu plairas à Google. Néanmoins, il est plus facile de rédiger «  SEO  » avec un nombre de mots substantiel.

Ton objectif n’est donc pas le nombre de mots en soi, mais la qualité de l’information, ce que l’on appelle un contenu à forte valeur ajoutée. Du reste, tous les sujets ne se prêtent pas aux articles de fond. Il n’y a donc aucun problème à alterner contenu court et long.

Une étude SEO démontre cependant que les articles les mieux placés font souvent plus de 2 400 mots. Si tu optes pour cette longueur d’article, pense bien à aérer ta mise en page avant de publier.

Sur Whitewolf la moyenne se situe dans les 2 000 mots, mais certains articles en font 800 quand d’autres en font 3 500.

À quelle fréquence dois-je publier mes articles de blog  ?

Je ne pense pas qu’il y ait de fréquence type. Il vaut mieux publier peu, mais bien, que se forcer à publier du contenu sans intérêt. Cependant si tu as la plume fluide, prolixe, mais efficace alors il n’y a pas, à mon sens, de limite.

Quels types d’articles cartonnent le plus sur le web  ?

  • les articles comment faire  ;
  • les articles tests  ;
  • les interviews ;
  • les cas concrets  ;
  • les démonstrations  ;
  • les tutoriels  ;
  • les astuces  ;
  • les « avis » sur un sujet  ;
  • les articles chauds [sur une actualité]  ;
  • les critiques [logiciels ou livres]  ;
  • les articles Evergreen [toujours utiles]  ;
  • les articles qui se prêtent à la narration d’une histoire. L’histoire fait vendre, car elle suscite des émotions multiples [peur, colère, joie, amour, tristesse, etc.].

Un peu d’aide pour bien rédiger  ?

Pour organiser tes idées : un article fait partie d’une stratégie éditoriale et la plupart d’entre nous, pratiquons le mapping content afin de planifier nos publications : quel type de contenu, pour qui et à quel moment. J’utilise personnellement MeisterTask et MindMeister.

Pour écrire, synchroniser tes notes, et structurer ton article : l’application Bear que j’aime bien pour sa simplicité et sa sobriété, mais aussi parce qu’elle embarque le Markdown et permet tous types d’exports y compris en HTML.

Pour rédiger « SEO » : le grand cocon.se et Yourtext.guru. Textfocus n’est pas mal non plus du reste.

Pour corriger : le très connu Antidote et Hemingway app. Cette dernière permet de vérifier le niveau de facilité de lecture et t’indique les tournures de phrases à revoir. De bons dictionnaires aident toujours.

Hiérarchie de l’information et confort visuel

Pour finir, si tu veux que tes lecteurs lisent jusqu’au bout ton texte sans décrocher, il faut à tout prix respecter :

  • la hiérarchie de l’information [à l’instar du plan de dissertation, tu utilises un chapeau, un titre, des sous-titres, des paragraphes, une conclusion], mais tu rajoutes à l’adresse des moteurs de recherche, de la mise en gras, de la couleur et des balises spéciales [voir ci-bas]  ;
  • des règles d’ergonomie simples qui feront l’objet d’un autre billet. Pour résumer en quelques mots, l’ergonomie consiste à faciliter toute action du lecteur sur ta page.

Si tu ne respectes pas ces conseils, les lecteurs n’iront pas plus loin, même si par ailleurs le fond de ton article est excellent. C’est bien dommage, mais le lecteur se fait rapidement une première image de toi et de ton site. Il faut donc privilégier la qualité sur le fond et sur la forme.



Comment mettre en valeur les informations

Si chacun a sa méthode, tous les bons rédacteurs et blogueurs respectent certains points.

  • Un titre accrocheur., évocateur et copywrité si possible. Attention certes, ton titre doit inciter au clic, mais aussi correspondre au contenu de la page.
  • Le titre et ses sous-titres doivent être bien visibles avec une couleur et une taille différentes. Ils doivent se détacher et accrocher le regard pour une lecture sans effort.

Pour ne pas te perdre ni perdre le lecteur, je te suggère de faire un plan pour rédiger ton article [comme à l’école] et ne pas hésiter à le découper en paragraphes et sous-paragraphes.

  • Le lecteur « scannera ton article », surtout sur mobile. Les lecteurs vont lire en premier le chapeau afin d’y trouver les premières informations, puis il lira les titres et les sous-titres avant de décider si oui ou non il va poursuivre sa lecture.
  • Le chapeau se met généralement en gras et décrit efficacement l’information clé et la promesse de l’article.
  • Utilise la liste à puce numérale ou la liste à puce ordonnée pour présenter les suites d’éléments.
  • Au sein de chaque texte, mets en valeur chaque lien en le soulignant [les lecteurs savent alors qu’ils peuvent cliquer].
  • Adapte ton niveau de langage à ton lectorat et utilise une écriture fluide, une écriture vivante.

La plupart des plateformes de blogging intègrent le balisage automatique ou le Markdown. La balise h1 étant le titre principal, la balise h2, le titre de paragraphe et enfin les balises h3, des sous-titres.

Pratique le cut-off design

Sépare bien les blocs de textes et les images afin que tes principales idées ressortent. En ce qui me concerne je sépare de 100px les différents h2 et de 50px les différents h3.

Pour ceux qui ne sont pas rompus avec la taxinomie du HTML et du CSS, le h2 est une balise qui est employée à des fins de titre de paragraphe et le h3 à des fins de sous-titre.

Personnellement j’use abondamment des paragraphes courts de quelques lignes seulement. Utilise toutes les manières possibles de délivrer les informations.

Au sein de chaque article, utilise des images appropriées, des vidéos, des podcasts, des infographies, voire de grands espaces blancs. L’œil et le cerveau sont attirés par ce qui est coloré, divertissant et rompant ainsi la monotonie.

En CSS, tu peux utiliser la balise «  figcaption ». Elle permet de délivrer des informations visibles à l’écran à propos de tes images. C’est aussi une façon comme une autre de marquer l’esprit : ne dit-on pas qu’une image vaut 1  000 mots.

Mon article sera-t-il en première page, première position  ?

Un texte de qualité est un facteur clé pour positionner une page sur telle expression clé donnée, mais, hélas, d’autres éléments président à son bon positionnement :

  • le nombre de fois où elle a été visitée  ;
  • le temps moyen passé/visiteur  ;
  • le nombre de liens qu’elle reçoit [lien provenant d’un autre site = backlink]  ;
  • sa vitesse de chargement.

Mais, bonne nouvelle, si tu as travaillé la consistance de ton texte, si tu en as fait une promotion correcte, voire optimum, sur tes réseaux, alors backlinks et visites ne sont plus qu’affaire de patience.

Un dernier point : ne néglige ni l’orthographe ni l’orthotypographie. Pour t’en convaincre, je te laisse cliquer sur ce lien.

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